Le batîment qui nous accueille en 3 mots :
1. Structure
2. Lumière
3. Mouvement
Son architecture
- un ordre hamonieux et unitaire inspiré de la tradition classique
- l’école est composée sur une ordonnance paire simple, la dualité.
- découpage vertical selon 3 couleurs symboliques
- Rouge comme la terre / espace social, espace de la vie et de la culture
- jaune comme la lumière / espace du savoir, des enseignements principaux
- bleu comme le ciel / espace de la spiritualité, de la recherche, des enseignements particuliers
- composition gérée par le nombre d’or / modulor (dimensions piochées dans les deux séries)
- poteaux de 43cm de coté espacés de 2.26m pour 2.96m de haut / trames égales de 10.385 et 1.83m
- atrium = 4.38m
- le rez de chaussée est divisé en 6 nefs égales de 10.385m
- equité plein/vide
- “à toute ouverture doit immédiatement être associée une surface pleine que sa mise en mouvement ou élision rend possible”
- une césure centrale
- un espace strict à moduler
- il n’y a pas de pièces définies mais des affectations momentanées à une activité donnée d’espaces délimités par des cloisons
- préfabrication sur le chantier / le caractère industrialisé de la construction affirme un principe de composition basé sur la répétition
Lectures sensibles et symboliques du bâtiment :
- l’enseignement : le batiment incarne “l’architecture comme discipline particulière au sein d’une collectivité” / bâtiment “en situation de démonstration pour les étudiants qui le fréquentent, devenant une sorte de leçon construite”
- L’ascétisme : “silence auquel le volume rigoureusement rectangulaire est clos sur lui-même donne la valeur d’une volonté intransigeante dans le préservation de sa propre intimité” / “une recherche ascétique et exigeante au service d’une pratique qui demande efforts et persévérance” / “le travail d’architecte doit bannir toute distraction, toute complaisance, pour concentrer l’attention sur les problèmes essentiels”
- Le silence : “une réponse surprenante, pleine de réserve silencieuse”. Silence impressionnant qui sourd de la profondeur même du béton [...]
- discrétion & introspection : “Le bâtiment ne livre aucune indication quant à son espace intérieur; [...] il nous faut bien y pénétrer”
- labyrinthe : “l’étrange sensation que l’on éprouve à se déplacer dans l’école comme si l’on parcourait un labyrinthe miniature en ne trouvant, pour repérer la possible destination des salles vides que l’on croise, que la lecture des cartons collés sur les portes qui en indiquent la destination”.
- transparence et opacité : transparence entre les espace intérieurs mais les vues sur la ville sont très cadrées (au travers des lames de béton et du claustra de la façade coté canal) et la façade opaque
- rigueur : Livio Vacchini dit “Dans le domaine de l’art, il n’y a rien en dehors de la raison” / Corbu dit “L’architecture est ordonnance”
- monument : “l’école est d’abord un monument. C’est une architecture centrifuge. Elle irradie la zone du canal, mais ne capte rien de l’ambiance particulière de ce lieu.”